La nuit porte conseil, ou pas : Sprint Spartan Race de Nuit

Mieux vaut tard que jamais comme on dit… La course la plus célèbre du monde, Spartan Race, a décidé en 2017 de lancer sa première édition nocturne sur le mythique parcours du circuit Paul Ricard. Sur un week de Trifecta (présence des trois formats de courses : Beast, Sprint et Super), c’est le samedi soir après les arrivées des coureurs de la Beast que le départ est donné pour la Sprint de nuit.

Rien n’a été laissé au hasard : lampes frontales, dossards fluorescents, torches enflammées. Tout promettait une course épique !

Mon acolyte, jeune coureur d’obstacles également, a affronté la Sprint de nuit après être revenu de sa deuxième Beast. Il nous raconte :

 


L’avant course : Entre fatigue et excitation

Il est 19h00. Alors que la nuit commence à tomber, j’observe les derniers coureurs de la Beast passer les obstacles avec difficulté… Et dire qu’il y a 5h j’étais dans la même situation. Pendant ce temps, on voit le staff se presser à la préparation de la fameuse et tant attendue course de nuit. Je remarque qu’ils mettent en place des rondins de bois : Ils les creusent et y mettent le feu pour en faire des torches.

L’heure tourne très vite. Le temps de m’équiper (avec l’équipement obligatoire : lampe, bracelet lumineux et couverture de survie), de mettre mon dossard réfléchissant et les élites sont en place. L’ambiance est à son comble. Au départ, nous voyons une colonne de torche de feu et derrière la ligne la lumière aveuglante émit par les participants. Le départ est donné à 19h45 pétante. Une masse lumineuse s’élance sous les encouragements des spectateurs. Une seule idée en tête à ce moment : Bientôt c’est mon tour !

 


La course : Noir de fatigue mais toujours debout !

Une heure plus tard, mon départ va sonner. Je me mets en première ligne et me concentre sur la course à venir. Je m’étire et échauffe mes membres encore endoloris par la Beast. Une fois le top donné, je m’élance sur ce parcours que je connais à moitié.

Sur le premier kilomètre, je règle la puissance et l‘angle de ma frontale, c’est mieux pour voir dans le noir. Arrivé aux premiers murs, je remarque que des concurrents ont déjà perdu leur dossard lumineux. Il est presque 21h et les obstacles d’eau me refroidissent d’ores et déjà. C’était déjà pas agréable en journée alors de nuit… Voilà les poutres, avec les pieds trempés, j’appréhende la chute… Mais bon, je me reconcentre sur ce que j’ai à faire, garder la tête droite, le regard au loin, même un pied devant l’autre. Résultat :  Je passe sans encombre.

Plus loin le Memory Code que je regarde furtivement sans vraiment m’attardé et repars. Et là premier embouteillage… Note à moi-même : Faut vraiment que je commence à faire les courses en compétitif ou élite si je veux faire de meilleurs chrono…L ’attente commence à m’agacer et surtout je me refroidi … Voilà mon tour pour descendre en rappel cette planche incliné. Tandis que les autres sont encore coincés, je pars sans demander mon reste.

Première, et la seule, grosse montée est là ! J’ai presque cru qu’il n’y en aurait pas. Les courbatures ont d’ailleurs décidé de faire leur apparition à ce moment.

A ce niveau de la course, nous nous sommes suffisamment éloignés du village, il est déjà temps de repartir dans sa direction. Au loin, nous voyons les lumières du circuit et les bruits des motos, qui tournent encore, se rapprochent.

On arrive à l’Olympus, le fameux ! Physiquement je suis un peu au bout… Je n’ai pas la force de le faire : direction case Burpees…

On est sur les butes aux abords des circuits. La fatigue et la nuit rendent l’endroit un peu technique. Plus loin nous avons le tiré de brique de plomb, j’ai qu’une envie : le passer rapidement et aller au ravito juste après.

Mes bras me tirent et mon souffle est court. On reste toujours aux abords du circuit où on fait le porté de chaine, sur la photo j’essaie de masquer la douleur du poids qui m’écrase les épaules. Là nous traversons les circuits en passant par des passerelles, qui aurait cru qu’on passerait par des escaliers … Il nous reste peut être 2km et tous les obstacles de fin. Nous longeons le parking et rencontrons plusieurs obstacle comme :

  • L’atlas carry _ dont on me rappelle qu’il faut porter le poids à bout de bras et non à l’épaule … sérieux ?;
  • Le lancer de javelot qui est beaucoup plus compliqué de nuit d’ailleurs… Mais je le plante !
  • La traversé d’eau à la nage. Les sauveteurs nous disent que l’eau est bonne en plaisantant. Ce qui n’est pas faux mais la traversé est longue et fatigante après une Beast et quasiment toute la Sprint dans les jambes et les bras.

Sorti de l’eau quelques spectateurs nous encourage. La fin est proche qu’ils disaient.

Là on enchaine :

  • Un rampé dont ils ont mis des « guirlandes » afin de voir à quelle hauteur est le barbelé, qu’elle délicate attention…
  • Le monté à la corde qui est très dur mais je le passe grâce à la technique de l’enroulé de jambe
  • Le plan incliné à la corde, qui glisse beaucoup…
  • Le memory code, que j’ai totalement faux puisqu’on m’a désigné la mauvaise ligne à retenir : Direction case Burpees… Encore !

Là il me reste le cargo avant de finir par le multi-ring. Mon corps n’a plus de force, j’abandonne l’idée de passer et pose pour la photo. J’escalade le mur de 7 pieds dans un dernier gros effort et un dernier rampé sous 2 voitures.

L’arrivée est là juste derrière le feu de la victoire avec les torches de feu qui rendent l’arrivée très « Koh lantatesque » (D’ailleurs : apparemment une des dernières candidates de l’émission à participé à la course). Je fini la course sur les rotules. 30 km dans les pattes pour 2 médailles.

 


Aparté sur la Beast

Lors de la matinée, je ne sais pas pourquoi mais j’ai comme une impression que l’ambiance n’est pas trop au rendez-vous ? Celle-ci est molle et le répondant des spartiates n’est pas très convaincant.

Lors de ma course j’ai croisé des obstacles qui m’étaient inconnu : le 1er est comme une grande échelle à la verticale mais courbé et le premier barreau se trouve à 1,9 m ou 2m ? Le but est de le franchir sachant que cela se courbe vers nous (comme le mur incliné inversé) et 2nd c’est des rondins de bois appuyés sur un mur avec des petites prises qu’il faut monter. Les moments marquant sont : le porté de parpaings pleins… Je hais absolument cet obstacle. Nous en avons déjà fait les frais sur l’édition de Carcassonne. La boucle était longue, le caillou inconfortable et surtout lourd … l’enchaînement de 2 murs inversés. J’ai dénombré 4 rampés et 4 portés (parepaing/sac de sable/chaines/rondin de bois).

 


En chiffre

BEAST

22,3 km en 3h10 (activité pur soit moy = 7,5km/h) ou 4h10 (activité totale soit moy = 5,36km/h) pour un D+ 500m.

SPRINT

7,57 km en 1h07 (activité pur soit moy = 6,75km/h) ou 1h27 (activité totale soit moy = 5,22km/h) pour un D+ 100m

 

obstacle course racing eyes

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