MON Marathon de Paris 2019

Quelle journée de dingue! Une semaine à être à la fois impatient et stressé par ce moment, ce marathon, MON marathon et c’était maintenant, le Jour J.

Le stress avant le départ

J’arrive vers l’Arc de Triomphe boosté mon ami de toujours Boris, par les encouragements de la team Stimium. Le premier défi de la journée, entrer dans le SAS, ça a été un peu le chaos à cet instant et ça m’a fais palpiter le coeur, mais après 15 minutes de bousculade, j’entre dans le SAS, j’active le mode « Course » de mon cerveau et m’avance un peu pour repérer un meneur d’allure.
Un regard à gauche, un regard à droite pour vérifier qu’aucun ami ne soit pas loin de moi dans le SAS, grande surprise, je croise le regard de Cora, une fille que je connais des réseaux sociaux depuis notre prépa marathon respective, on se salut, je salue ces amis, on partage nos états d’esprits, nos objectifs et c’est parti, le départ est donné.

Marathon de Paris : Prêt, feu, partez!

1-5 –

Le départ est lancé, je perds Cora et ses amis dans la foule du départ, je me lance seul, je fixe mon allure et j’ai une seule idée en tête: Ne pas partir trop vite, les 5 premiers km seront déterminants. Les premiers kilomètres je les cours seul jusqu’à retombé sur Cora, dur de la rater vu ces manchons roses. Je reste un peu derrière elle, on tient la même allure, elle a une bonne posture, une belle foulée, j’ai trouvé mon lièvre.

5-10 –

Je remonte au niveau de Cora et le rythme est donné, on se suit, on échange et le comble: on papote également. Je croise Candice de la Team Stimium avec laquelle j’échange quelques mètres, quelques mots d’encouragements mais on ne suit pas la même allure, je m’éloigne devant mais je lui souhaite bon courage pour la suite, le chemin est encore long!

10

Le check des 10, la stratégie est lancée, on va jusqu’au bout ensemble (sauf si gros pépin de l’un ou l’autre), on décompose le parcours en 4 run de 10km et on regarde le moins possible les kilomètres: seul l’allure et nos sensations comptent!

20 –

Le check des 20, notre routine pour chaque 10k accompli. Cora m’invente un joli décor : « Alors la tu vois, on se réveille, on a fait une grosse soirée la veille et on part pour notre petit run du matin ». Des mecs derrière essaient de contredire notre histoire, mais on garde la pêche, on a le SMILE!

21,097 –

Petit check, le semi s’est fait! 1h55, on est pas trop mal sur notre allure et les sensations sont bonnes!

24 –

Je deviens un pro des ravito, une, deux, trois bouteilles (Cora, la flasque, et moi), une banane, tout ça sans s’arrêter ni se prendre un coureur…. Et oui je suis un bon acolyte, toujours prêt à aider ces dames.

28 –

Dur dur ces tunnels, après une deuxième pause pipi forcée, je récupère Cora sur la route et je commence à sentir les jambes qui tirent mais on tient…

29 –

On essaie de se distraire en regardant le paysage et la Tour Eiffel qui se dresse à côté, tellement qu’on en oublie presque le ravito! Virage à droite, c’est l’heure de manger et de boire, surtout que je deviens un expert des rativos, deux bouteilles, un banane sans s’arrêter et on y va!

30 –

Le check des 30, on repart pour 10km avec toujours une belle histoire de Cora pour garder la pêche mais psychologiquement on est là!
Mon ami Thibault m’avait dis qu’il viendrait me tenir compagnie à ce niveau et il est la sur le bord à m’attendre, il va partager la fin du parcours avec nous.

34 –

Une énorme montée fait face à nous, je croise notre pompier Marc de la Team Stimium, il a l’air vraiment dans le mal, mais je peux pas perdre l’allure, je l’encourage, un petit check, un petit mot de motivation et j’affronte cette montée… L’horreur!

35 – 37 –

On perd Thibault et notre flasque qu’il était aller remplir, on sent la fatigue arrivée et Cora est de plus en plus mal et assoiffée, elle manque de lâcher. Je la motive en disant que Thibault va nous retrouver (j’avais énormément de doute à ce moment mais je ne pouvais le faire transparaitre). Thibault nous a retrouvé!

38 –

Cora commence à lâcher… Je sens son souffle trembler, son visage se crisper. Mais il est trop tard pour lâcher et je fais mon max pour la faire tenir… Je lui lache même un petit : « Si tu voulais lâcher, il fallait le faire au 30ème, maintenant on est à 38 alors c’est trop tard »

40 –

Check des 40, le dernier! On sait que la prochaine fois qu’on se checkera on aura franchi la ligne! Cora fatigue mais elle est encore là

41 –

Le second souffle, il est là, il est arrivé tard mais il est là. J’eteinds le cerveau et j’avance, je laisse Cora un peu derrière mais je sais que Thibault la soutien.

42,195 –

3h35 après, je franchis la ligne, rattrapé 10 secondes après par Cora! On l’a fait, on l’a «putain » de fait!

En une phrase

On s’est fais une sortie du dimanche quoi!
olympus beast logo

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